La litanie pour les fidèles défunts.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

EGLISE.JOUR.DES.MORTS.WILLIAM.BOUGUEREAU.1859.MUSEE.BEAUX.ARTS.BORDZAUX.jourdesmortsbouguereau

Père Céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié des fidèles défunts.

Fils rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié des fidèles défunts.

Esprit-Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié des fidèles défunts.

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié des fidèles défunts.

Sainte Marie, mère de Dieu, priez pour les fidèles défunts.

Saint Michel Archange, priez pour les fidèles défunts.

Mon saint Ange, et l’Ange des fidèles défunts, priez pour les fidèles défunts.

Chœur des esprits bienheureux, priez pour les fidèles défunts.

Saint Joseph, priez pour les fidèles défunts.

Saint Jean-Baptiste, priez pour les fidèles défunts.

Vous tous, saint patriarches et prophètes, priez pour les fidèles défunts.

Saint Pierre et saint Paul, priez pour les fidèles défunts.

Vous tous, saint Apôtres et évangélistes, priez pour les fidèles défunts.

Saint Etienne, priez pour les fidèles défunts.

Saint Laurent, priez pour les fidèles défunts.

Vous tous, saints et martyrs, priez pour les fidèles défunts.

Saint Grégoire, priez pour les fidèles défunts.

Saint Augustin, priez pour les fidèles défunts.

Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte Face, priez pour les fidèles défunts.

Vous tous, saints docteurs, papes et confesseurs, priez pour les fidèles défunts.

Sainte Anne, priez pour les fidèles défunts.

Sainte Marie-Madeleine, priez pour les fidèles défunts.

Sainte Catherine, priez pour les fidèles défunts.

Sainte Ursule et vos compagnes, priez pour les fidèles défunts.

Vous tous, vierges saintes et saintes veuves, priez pour les fidèles défunts.

Vous tous saints et saintes de Dieu, priez pour les fidèles défunts.

Soyez-leur propice, pardonnez-leur, Seigneur. Soyez-leur propice, exaucez-les, Seigneur.

Par votre très doux nom de Jésus, ayez pitié des fidèles défunts

Par votre grande miséricorde, ayez pitié des fidèles défunts

Par votre amère passion, ayez pitié des fidèles défunts

Par vos plaies sacrées, ayez pitié des fidèles défunts

Par votre précieux sang, ayez pitié des fidèles défunts

Par votre ignominieuse mort, ayez pitié des fidèles défunts

                                     
Pauvres pêcheurs que nous sommes, exaucez-nous, Seigneur

Daignez faire miséricorde à tous les fidèles défunts, exaucez-nous, Seigneur

Daignez remettre la peine que méritent leurs péchés, exaucez-nous, Seigneur

Daignez adoucir pour eux la rigueur de votre justice, exaucez-nous, Seigneur

Daignez les transporter au lieu de la paix et du repos éternel, exaucez-nous, Seigneur

Daignez les mettre en possession de l’héritage paternel, exaucez-nous, Seigneur

Daignez les admettre à contempler votre divine beauté, exaucez-nous, Seigneur

Daignez les rassasier de la plénitude infinie de vos bontés, exaucez-nous, Seigneur

Daignez accomplir entièrement leur désir du salut, exaucez-nous, Seigneur

Que le saint sacrifice de la messe et les saintes communions offerts pour eux leur soient profitables, exaucez-nous, Seigneur

Daignez accorder le repos spécialement aux âmes de nos parents, amis et bienfaiteurs, exaucez-nous, Seigneur

Daignez recevoir en miséricorde les âmes pour qui plus personne ne prie, exaucez-nous, Seigneur

Daignez, Seigneur, les retirer des flammes et les faire bientôt conduire par les Anges en la terre des vivants, exaucez-nous, Seigneur

Agneau de Dieu, qui enlevez les péchés du monde, pardonnez-leur ô bon Jésus.

Agneau de Dieu, qui enlevez les péchés du monde, exaucez-les ô bon Jésus.

Agneau de Dieu, qui enlevez les péchés du monde, accordez à ces pauvres défunts le repos éternel !

SEPARATEURS.DE.TEXTES.FLEURS.PAPILLONS.bakxesdv

 

Publicités

Le péché expliqué par le Catéchisme de l’Église Catholique..

PURGATOIRE.PECHES.CAPITAUX.ET.VERTUS.OPPOSEES

Textes officiel du Catéchisme de l’Église Catholique issus de:

-Troisième partie la vie dans le Christ;
-Première section la vocation de l’homme: la vie dans l’Esprit;
-Chapitre premier la dignité de la personne humaine;
-Article 8;

  1. La miséricorde et le péché

1846 L’Évangile est la révélation, en Jésus Christ, de la miséricorde de Dieu pour les pécheurs (cf. Lc 15). L’ange l’annonce à Joseph :  » Tu lui donneras le nom de Jésus : car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés  » (Mt 1, 21). Il en va de même de l’Eucharistie, sacrement de la Rédemption :  » Ceci est mon sang, le sang de l’Alliance, qui va être répandu pour une multitude en rémission des péchés  » (Mt 26, 28).

1847  » Dieu nous a créés sans nous, il n’a pas voulu nous sauver sans nous  » (S. Augustin, serm. 169, 11, 13 : PL 38, 923). L’accueil de sa miséricorde réclame de nous l’aveu de nos fautes.  » Si nous disons : ‘Nous n’avons pas de péché’, nous nous abusons, la vérité n’est pas en nous. Si nous confessons nos péchés, Il est assez fidèle et juste pour remettre nos péchés et nous purifier de toute injustice  » (1 Jn 1, 8-9).

1848 Comme l’affirme saint Paul :  » Où le péché s’est multiplié, la grâce a surabondé « . Mais pour faire son œuvre, la grâce doit découvrir le péché pour convertir notre cœur et nous conférer  » la justice pour la vie éternelle par Jésus Christ Notre Seigneur  » (Rm 5, 20-21). Tel un médecin qui sonde la plaie avant de la panser, Dieu, par sa Parole et par son Esprit, projette une lumière vive sur le péché :

La conversion requiert la mise en lumière du péché, elle contient en elle-même le jugement intérieur de la conscience. On peut y voir la preuve de l’action de l’Esprit de vérité au plus profond de l’homme, et cela devient en même temps le commencement d’un nouveau don de la grâce et de l’amour :  » Recevez l’Esprit Saint « . Ainsi, dans cette  » mise en lumière du péché  » nous découvrons un double don : le don de la vérité de la conscience et le don de la certitude de la rédemption. L’Esprit de vérité est le Consolateur (DeV 31).

II. La définition du péché

1849 Le péché est une faute contre la raison, la vérité, la conscience droite ; il est un manquement à l’amour véritable, envers Dieu et envers le prochain, à cause d’un attachement pervers à certains biens. Il blesse la nature de l’homme et porte atteinte à la solidarité humaine. Il a été défini comme  » une parole, un acte ou un désir contraires à la loi éternelle  » (S. Augustin, Faust. 22, 27 : PL 42, 418 ; S. Thomas d’A., s. th. 1-2, 71, 6).

1850 Le péché est une offense de Dieu :  » Contre toi, toi seul, j’ai péché. Ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait  » (Ps 51, 6). Le péché se dresse contre l’amour de Dieu pour nous et en détourne nos cœurs. Comme le péché premier, il est une désobéissance, une révolte contre Dieu, par la volonté de devenir  » comme des dieux « , connaissant et déterminant le bien et le mal (Gn 3, 5). Le péché est ainsi  » amour de soi jusqu’au mépris de Dieu  » (S. Augustin, civ. 14, 28). Par cette exaltation orgueilleuse de soi, le péché est diamétralement contraire à l’obéissance de Jésus qui accomplit le salut (cf. Ph 2, 6-9).

1851 C’est précisément dans la Passion où la miséricorde du Christ va le vaincre, que le péché manifeste le mieux sa violence et sa multiplicité : incrédulité, haine meurtrière, rejet et moqueries de la part des chefs et du peuple, lâcheté de Pilate et cruauté des soldats, trahison de Judas si dure à Jésus, reniement de Pierre et abandon des disciples. Cependant, à l’heure même des ténèbres et du Prince de ce monde (cf. Jn 14, 30), le sacrifice du Christ devient secrètement la source de laquelle jaillira intarissablement le pardon de nos péchés.

III. La diversité des péchés

1852 La variété des péchés est grande. L’Écriture en fournit plusieurs listes. L’épître aux Galates oppose les œuvres de la chair au fruit de l’Esprit :  » On sait bien tout ce que produit la chair : fornication, impureté, débauche, idolâtrie, magie, haines, discorde, jalousie, emportements, disputes, dissensions, scissions, sentiments d’envie, orgies, ripailles et choses semblables – et je vous préviens, comme je l’ai déjà fait, que ceux qui commettent ces fautes-là n’hériteront pas du Royaume de Dieu  » (5, 19-21 ; cf. Rm 1, 28-32 ; 1 Co 6, 9-10 ; Ep 5, 3-5 ; Col 3, 5-8 ; 1 Tm 1, 9-10 ; 2 Tm 3, 2-5).

1853 On peut distinguer les péchés selon leur objet, comme pour tout acte humain, ou selon les vertus auxquelles ils s’opposent, par excès ou par défaut, ou selon les commandements qu’ils contrarient. On peut les ranger aussi selon qu’ils concernent Dieu, le prochain ou soi-même ; on peut les diviser en péchés spirituels et charnels, ou encore en péchés en pensée, en parole, par action ou par omission. La racine du péché est dans le cœur de l’homme, dans sa libre volonté, selon l’enseignement du Seigneur :  » Du cœur en effet procèdent mauvais desseins, meurtres, adultères, débauches, vols, faux témoignages, diffamations. Voilà les choses qui rendent l’homme impur  » (Mt 15, 19). Dans le cœur réside aussi la charité, principe des œuvres bonnes et pures, que blesse le péché.

IV. La gravité du péché : péché mortel et véniel

1854 Il convient d’apprécier les péchés selon leur gravité. Déjà perceptible dans l’Écriture (cf. 1 Jn 5, 16-17), la distinction entre péché mortel et péché véniel s’est imposée dans la tradition de l’Église. L’expérience des hommes la corrobore.

1855 Le péché mortel détruit la charité dans le cœur de l’homme par une infraction grave à la loi de Dieu ; il détourne l’homme de Dieu, qui est sa fin ultime et sa béatitude en Lui préférant un bien inférieur.

Le péché véniel laisse subsister la charité, même s’il l’offense et la blesse.

1856 Le péché mortel, attaquant en nous le principe vital qu’est la charité, nécessite une nouvelle initiative de la miséricorde de Dieu et une conversion du cœur qui s’accomplit normalement dans le cadre du sacrement de la Réconciliation :

Lorsque la volonté se porte à une chose de soi contraire à la charité par laquelle on est ordonné à la fin ultime, le péché par son objet même a de quoi être mortel… qu’il soit contre l’amour de Dieu, comme le blasphème, le parjure, etc. ou contre l’amour du prochain, comme l’homicide, l’adultère, etc … En revanche, lorsque la volonté du pécheur se porte quelquefois à une chose qui contient en soi un désordre mais n’est cependant pas contraire à l’amour de Dieu et du prochain, tel que parole oiseuse, rire superflu, etc., de tels péchés sont véniels (S. Thomas d’A., s. th. 1-2, 88, 2).

1857 Pour qu’un péché soit mortel trois conditions sont ensemble requises :  » Est péché mortel tout péché qui a pour objet une matière grave, et qui est commis en pleine conscience et de propos délibéré  » (RP 17).

1858 La matière grave est précisée par les Dix commandements selon la réponse de Jésus au jeune homme riche :  » Ne tue pas, ne commets pas d’adultère, ne vole pas, ne porte pas de faux témoignage, ne fais pas de tort, honore ton père et ta mère  » (Mc 10, 18). La gravité des péchés est plus ou moins grande : un meurtre est plus grave qu’un vol. La qualité des personnes lésées entre aussi en ligne de compte : la violence exercée contre les parents est de soi plus grave qu’envers un étranger.

1859 Le péché mortel requiert pleine connaissance et entier consentement. Il présuppose la connaissance du caractère peccamineux de l’acte, de son opposition à la Loi de Dieu. Il implique aussi un consentement suffisamment délibéré pour être un choix personnel. L’ignorance affectée et l’endurcissement du cœur (cf. Mc 3, 5-6 ; Lc 16, 19-31) ne diminuent pas, mais augmentent le caractère volontaire du péché.

1860 L’ignorance involontaire peut diminuer sinon excuser l’imputabilité d’une faute grave. Mais nul n’est censé ignorer les principes de la loi morale qui sont inscrits dans la conscience de tout homme. Les impulsions de la sensibilité, les passions peuvent également réduire le caractère volontaire et libre de la faute, de même que des pressions extérieures ou des troubles pathologiques. Le péché par malice, par choix délibéré du mal, est le plus grave.

1861 Le péché mortel est une possibilité radicale de la liberté humaine comme l’amour lui-même. Il entraîne la perte de la charité et la privation de la grâce sanctifiante, c’est-à-dire de l’état de grâce. S’il n’est pas racheté par le repentir et le pardon de Dieu, il cause l’exclusion du Royaume du Christ et la mort éternelle de l’enfer, notre liberté ayant le pouvoir de faire des choix pour toujours, sans retour. Cependant si nous pouvons juger qu’un acte est en soi une faute grave, nous devons confier le jugement sur les personnes à la justice et à la miséricorde de Dieu.

1862 On commet un péché véniel quand on n’observe pas dans une matière légère la mesure prescrite par la loi morale, ou bien quand on désobéit à la loi morale en matière grave, mais sans pleine connaissance ou sans entier consentement.

1863 Le péché véniel affaiblit la charité ; il traduit une affection désordonnée pour des biens créés ; il empêche les progrès de l’âme dans l’exercice des vertus et la pratique du bien moral ; il mérite des peines temporelles. Le péché véniel délibéré et resté sans repentance nous dispose peu à peu à commettre le péché mortel. Cependant le péché véniel ne rompt pas l’Alliance avec Dieu. Il est humainement réparable avec la grâce de Dieu.  » Il ne prive pas de la grâce sanctifiante ou déifiante et de la charité, ni par suite, de la béatitude éternelle  » (RP 17) :

L’homme ne peut, tant qu’il est dans la chair, éviter tout péché, du moins les péchés légers. Mais ces péchés que nous disons légers, ne les tiens pas pour anodins : si tu les tiens pour anodins quand tu les pèses, tremble quand tu les comptes. Nombre d’objets légers font une grande masse ; nombre de gouttes emplissent un fleuve ; nombre de grains font un monceau. Quelle est alors notre espérance ? Avant tout, la confession … (S. Augustin, ep. Jo. 1, 6).

1864  » Tout péché et blasphème sera remis aux hommes, mais le blasphème contre l’Esprit ne sera pas remis  » (Mt 12, 31 ; cf. Mc 3, 29 ; Lc 12, 10). Il n’y a pas de limites à la miséricorde de Dieu, mais qui refuse délibérément d’accueillir la miséricorde de Dieu par le repentir rejette le pardon de ses péchés et le salut offert par l’Esprit Saint (cf. DeV 46). Un tel endurcissement peut conduire à l’impénitence finale et à la perte éternelle.

V. La prolifération du péché

1865 Le péché crée un entraînement au péché ; il engendre le vice par la répétition des mêmes actes. Il en résulte des inclinations perverses qui obscurcissent la conscience et corrompent l’appréciation concrète du bien et du mal. Ainsi le péché tend-il à se reproduire et à se renforcer, mais il ne peut détruire le sens moral jusqu’en sa racine.

1866 Les vices peuvent être rangés d’après les vertus qu’ils contrarient, ou encore rattachés aux péchés capitaux que l’expérience chrétienne a distingués à la suite de S. Jean Cassien et de S. Grégoire le Grand (mor. 31, 45 : PL 76, 621A). Ils sont appelés capitaux parce qu’ils sont générateurs d’autres péchés, d’autres vices. Ce sont l’orgueil, l’avarice, l’envie, la colère, l’impureté, la gourmandise, la paresse ou acédie*.

1867 La tradition catéchétique rappelle aussi qu’il existe des  » péchés qui crient vers le ciel « . Crient vers le ciel : le sang d’Abel (cf. Gn 4, 10) ; le péché des Sodomites (cf. Gn 18, 20 ; 19, 13) ; la clameur du peuple opprimé en Egypte (cf. Ex 3, 7-10) ; la plainte de l’étranger, de la veuve et de l’orphelin (cf. Ex 22, 20-22) ; l’injustice envers le salarié (cf. Dt 24, 14-15 ; Jc 5, 4).

1868 Le péché est un acte personnel. De plus, nous avons une responsabilité dans les péchés commis par d’autres, quand nous y coopérons :

– en y participant directement et volontairement ;
– en les commandant, les conseillant, les louant ou les approuvant ;
– en ne les révélant pas ou en ne les empêchant pas, quand on y est tenu ;
– en protégeant ceux qui font le mal.

1869 Ainsi le péché rend les hommes complices les uns des autres, fait régner entre eux la concupiscence, la violence et l’injustice. Les péchés provoquent des situations sociales et des institutions contraires à la Bonté divine. Les  » structures de péché  » sont l’expression et l’effet des péchés personnels. Elles induisent leurs victimes à commettre le mal à leur tour. Dans un sens analogique elles constituent un  » péché social  » (cf. RP 16).

EN BREF

1870  » Dieu a enfermé tous les hommes dans la désobéissance pour faire à tous miséricorde  » (Rm 11, 32).

1871 Le péché est  » une parole, un acte ou un désir contraires à la loi éternelle. Il est une offense à Dieu. Il se dresse contre Dieu dans une désobéissance contraire à l’obéissance du Christ.

1872 Le péché et un acte contraire à la raison. Il blesse la nature de l’homme et porte atteinte à la solidarité humaine.

1873 La racine de tous les péchés est dans le cœur de l’homme. Leurs espèces et leur gravité se mesurent principalement selon leur objet.

1874 Choisir délibérément, c’est-à-dire en le sachant et en le voulant, une chose gravement contraire à la loi divine et à la fin dernière de l’homme, c’est commettre un péché mortel. Celui-ci détruit en nous la charité sans laquelle la béatitude éternelle est impossible. Sans repentir, il entraîne la mort éternelle.

1875 Le péché véniel constitue un désordre moral réparable par la charité qu’il laisse subsister en nous.

1876 La répétition des péchés, même véniels, engendre les vices parmi lesquels on distingue les péchés capitaux.

 

Prière pour les âmes élues du Pugatoire: De profundis.

PURGATOIRE.DE.PROFONDIS.purgatoirejpeg2

 

“De Profundis” sont les premiers mots latins du psaume n° 130, extrait du Livre des Psaumes de la Bible, classé 129 dans la Vulgate.

Il est le 6ème des 7 Psaumes de pénitence, composés par le saint roi David. Il est bon de le réciter tous les jours pour la délivrance des saintes âmes du purgatoire, ou le dimanche en union de prière avec toutes les saintes Messes célébrées ce jour, ou pendant le mois de novembre.

  1. Du fond de l’abîme je crie vers toi, Yahweh.
  2. Seigneur, écoute ma voix ; que tes oreilles soient attentives aux accents de ma prière !
  3. Si tu gardes le souvenir de l’iniquité, Yahweh, Seigneur, qui pourra subsister ?
  4. Mais auprès de toi est le pardon, afin qu’on te révère.
  5. J’espère en Yahweh ; mon âme espère, et j’attends sa parole.
  6. Mon âme aspire après le Seigneur plus que les guetteurs n’aspirent après l’aurore.
  7. Israël, mets ton espoir en Yahweh ! Car avec Yahweh est la miséricorde, avec lui une surabondante délivrance.
  8. C’est lui qui rachètera Israël de toutes ses iniquités.

 

Bible Crampon, (†1894)

Le Purgatoire dans l’Église Catholique

Texte du Catéchisme de l’Église Catholique.
Les numéros des paragraphes sont ceux de l’édition papier

III. La purification finale ou Purgatoire

1030 Ceux qui meurent dans la grâce et l’amitié de Dieu, mais imparfaitement
purifiés, bien qu’assurés de leur salut éternel, souffrent après leur mort une purification, afin d’obtenir la sainteté nécessaires pour entrer dans la joie du ciel.

1031 L’Église appelle Purgatoire cette purification finale des élus qui est tout à
fait distincte du châtiment des damnés. L’Église a formulé la doctrine de la foi
relative au Purgatoire surtout aux Conciles de Florence (cf. DS 1304) et de
Trente (cf. DS 1820 ; 1580). La tradition de l’Église, faisant référence à certains
textes de l’Écriture (par exemple 1 Co 3, 15 ; 1 P 1, 7), parle d’un feu
purificateur :

Pour ce qui est de certaines fautes légères, il faut croire qu’il existe avant le jugement un feu purificateur, selon ce qu’affirme Celui qui est la Vérité, en disant  que si quelqu’un a prononcé un blasphème contre l’Esprit Saint, cela ne lui sera pardonné ni dans ce siècle-ci, ni dans le siècle futur (Mt 12, 31).
Dans cette sentence nous pouvons comprendre que certaines fautes peuvent être remises dans ce siècle-ci, mais certaines autres dans le siècle futur (S. Grégoire le Grand, dial. 4, 39).

1032 Cet enseignement s’appuie aussi sur la pratique de la prière pour les
défunts dont parle déjà la Sainte Écriture : » Voilà pourquoi il (Judas Maccabée) fit faire ce sacrifice expiatoire pour les morts, afin qu’ils fussent délivrés de leur
péché  » (2 M 12, 46). Dès les premiers temps, l’Église a honoré la mémoire des
défunts et offert des suffrages en leur faveur, en particulier le sacrifice
eucharistique (cf. DS 856), afin que, purifiés, ils puissent parvenir à la vision
béatifique de Dieu. L’Église recommande aussi les aumônes, les indulgences et
les œuvres de pénitence en faveur des défunts :

Portons-leur secours et faisons leur commémoraison. Si les fils de Job ont été purifiés par le sacrifice de leur père (cf. Jb 1, 5), pourquoi douterions-nous que nos offrandes pour les morts leur apportent quelque consolation ?
N’hésitons pas à porter secours à ceux qui sont partis et à offrir nos prières pour eux .
(S. Jean Chrysostome, hom. in 1 Cor. 41, 5 : PG 61, 361C).

Le Catéchisme de l’Église Catholique 7 décembre 1992.