Un suicidé au Purgatoire, car sauvé de l’Enfer par la Très Sainte Vierge Marie.

Une dame avait perdu son mari, homme irréligieux, qui avait fini sa vie par le suicide. Inconsolable sur son sort, qu’elle croyait être la damnation éternelle, elle fut amenée par hasard à Ars et chercha à rencontrer le saint Curé pour l’interroger sur le malheureux défunt.

cure-ars-le-suicide-sauve-01trsor100010-288903-sitra3« C’est la Très Sainte Vierge qui a obtenu sa grâce »

Elle réussit à l’approcher et, avant même qu’elle eût pu lui dire un mot, le saint lui murmura à l’oreille : Il est sauvé… Oui, il est sauvé, insista-t-il. La pauvre femme fit un geste de la tête qui voulait dire : Oh ! ce n’est pas possible. Alors, d’un ton affirmatif encore :

« Je vous dis qu’il est sauvé, qu’il est en purgatoire et qu’il faut prier pour lui… Entre le parapet du pont et l’eau il a eu le temps de faire un acte de repentir. C’est la très Sainte Vierge qui a obtenu sa grâce. Rappelez-vous le mois de Marie élevé dans votre chambre. Votre époux irréligieux ne s’y est point opposé ; il s’est même parfois uni à votre prière… Cela lui a mérité un suprême pardon. »

In Abbé Trochu, Le saint curé d’Ars, Paris, Lethielleux.

 

 

Publicités